a) YHWH-Jiré : «YHWH pourvoira »
Ce nom a été utilisé lorsqu’Abraham fut éprouvé par Dieu qui lui demanda de sacrifier son fils Isaac (Ge. 22 : 1-14). Au moment de monter sur la montagne, le jeune Isaac demanda à son père où était l’agneau pour le sacrifice. Abraham lui répondit : «YHWH se pourvoira lui-même de l’agneau pour l’holocauste ». Alors qu’il s’apprêtait à tuer son fils, Dieu arrêta Abraham et envoya un bélier à sacrifier. C’est alors qu’Abraham appela Dieu «YHWH Jiré», c’est-à-dire «YHWH pourvoira». L’usage du futur ici montre que la véritable provision ne se trouvait pas dans le bélier que Dieu envoya à ce moment-là, mais qu’elle arriverait dans des temps futurs. Aussi cette parole trouva son accomplissement plusieurs siècles plus tard en Jésus qui fut présenté par Jean-Baptiste comme « l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde » (Jean 1 : 29).
b) YHWH-Rapha : «YHWH qui guérit »
Dès la sortie d’Egypte, YHWH avertit les enfants d’Israël des conséquences de leur éventuelle désobéissance mais aussi des bénédictions qui suivraient leur fidélité. Parmi elles se trouvaient la santé. Dieu se présenta alors comme «YHWH qui guérit» (Ex. 15 : 26). Or celui qui exerça le plus grand ministère de guérison sur la terre des hommes est le Messie annoncé par Esaïe : Jésus-Christ (Es. 61 : 1 ; Lu. 4 :16-21 ; Lu. 4 : 40 ; Lu. 5 :17-25 ; Mc. 1 : 30-31 ; Mc. 5 : 25-29 ; Mc. 7 : 32-35 ; Mt. 9 : 27-30 ; Jn. 5 : 1-9…).
c) YHWH-Nissi : «YHWH ma bannière»
Lors de la bataille d’Israël contre Amalek (Ex. 17 : 8-15), Moïse s’est tenu sur la montagne comme une sentinelle afin de prier pour le peuple. Il était sur le haut d’une colline avec la verge de Dieu à la main. Cette verge était le symbole de l’autorité que Yahweh lui avait donnée pour opérer divers prodiges en son Nom. Or il arriva que lorsque Moïse élevait sa main, Israël était plus fort ; mais quand il reposait sa main, l’ennemi était plus fort. A la fin de la bataille, Moïse bâtit un autel qu’il nomma «YHWH-Nissi » en hommage au Dieu qui délivre ceux qui l’élèvent. De même, le Nom de Jésus est la bannière que nous pouvons élever afin d’être délivrés dans nos combats et aidés dans nos besoins (Mc. 16 : 17 ; Jn. 14 : 13-14 ; Ph. 2 : 10).
d) YHWH-Shalom : «YHWH paix »
Après sa première rencontre avec l’Ange de Yahweh, Gédéon crut qu’il allait mourir. Cependant Yahweh le rassura et l’invita à ne pas craindre mais à rester en paix. C’est alors que Gédéon bâtit un autel auquel il donna le nom de « YHWH-Shalom » en hommage au Dieu qui donne la paix (Jg. 6 : 24). Esaïe a prophétisé sur le Prince de Paix (Es. 9 : 5), Jésus, qui a non seulement annoncé la paix mais qui la donne également ; une paix véritable que le monde ne peut donner (Lu.1 : 76-79 ; Jn. 14 : 27, 20 : 26).
e) YHWH-Tsidkenu:«YHWH notre justice»
« Voici, les jours viennent, dit Yahweh, où je susciterai à David un Germe juste, qui régnera en Roi ; il prospérera, et exercera le droit et la justice dans le pays. En son temps, Juda sera sauvé, Israël demeurera en sécurité ; et c’est ici le nom dont on l’appellera : Yahweh notre justice. » Jérémie 23 : 5-6.
Alors qu’il prophétisait sur les derniers jours, Jérémie a annoncé que le Roi d’Israël exercera la justice et qu’on l’appellera «YHWH-Tisdkenu», c’est-à-dire « YHWH notre justice ». Ici, le Germe est directement assimilé à Yahweh. Or le Germe est une autre- appellation du Messie dans les écrits prophétiques. Il s’agit de Jésus, le Roi d’Israël, celui par qui est révélée la justice de Dieu (Es. 4 : 2 ; Ps. 98 : 1 ; Jn. 19 : 19 ;Ro. 1 : 17).
d) YHWH-Schamma: «YHWH est ici »
Les derniers chapitres d’Ezéchiel décrivent le futur temple. A la fin de son récit détaillé, le prophète Ezéchiel déclare que le nom de la ville est «YHWH-Schamma », signifiant «YHWH est ici» (Ez. 48 : 35). De cette manière, Dieu déclare qu’Il est au milieu de son peuple, tout comme Jésus ( Yahweh est salut) est l’Emmanuel annoncé par Esaïe. Or dans l’ère du millénium tout comme dans la vie éternelle, Jésus sera au milieu de son peuple (Ap. 20 : 4 ; Ap. 22 : 1-5).
L’étude de ces noms et des contextes dans lesquels ils ont été communiqués aux hommes montrent que Jésus est Yahweh, le Dieu véritable.
(D’après une étude du frère Yannick François Ondo).

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