Yéhoshoua EST YHWH

Afin de comprendre la signification du nom de Yéhoshoua , il est essentiel de comprendre premièrement celle du tétragramme qui est le nom d’Élohîm le plus cité dans le tanakh (première alliance).

En effet, le tétragramme YHWH est inclus dans le nom de Yéhoshoua (qui signifie «YHWH est salut »).
Les quatre lettres qui composent ce Nom ont une signification très prophétique.

a) Youd
Youd י est la dixième lettre de l’alphabet hébraïque. Elle vient de yad qui signifie «main ». Cette lettre est la plus petite de l’alphabet et pourtant c’est elle qui contient le plus de puissance. En effet, c’est la main d’Élohîm qui nous a façonnés.
« Tes mains m’ont façonné, elles m’ont formé ; donne-moi l’intelligence afin que j’apprenne tes commandements.» (Psaume 119:73)
«Tes mains m’ont formé et elles ont rangé toutes les parties de mon corps…» (Job 10:8)

La main, ou le doigt d’Élohîm, est le symbole de Sa puissance. Par conséquent, le Nom d’Élohîm commence par une lettre qui nous parle de Sa puissance, de Son autorité et de Son pouvoir. En effet, le Royaume d’Élohîm consiste en puissance (1 Co.4:20 et 1 Th.1:5)

« Et les magiciens voulurent faire de même par leurs enchantements, pour produire des poux, mais ils ne purent pas. Les poux furent donc tant sur les hommes que sur les bêtes. Alors les magiciens dirent à Pharaon : C’est ici le doigt d’Élohîm ! Toutefois, le cœur de Pharaon s’endurcit et il ne les écouta point, selon ce que Yahweh avait dit.» (Exode 8 :14-15)

«Mais si je chasse les démons par le doigt d’Élohîm, alors le Royaume d’Élohîm est parvenu jusqu’à vous. » (Luc 11 : 22)

b) Hé:
Hé ה est la cinquième lettre de l’alphabet hébraïque. Elle a été traduite par « voici » dans Genèse 47 : 23 et Ezéchiel 16 : 43. Il est question du Seigneur Yéhoshoua ha Mashiah qui doit être présenté aux hommes. En effet, Jean Baptiste a présenté l’Agneau d’Élohîm à ses disciples (Jn.1:29,35) et Pilate l’a présenté comme l’homme (Jn. 19 :5) et comme le Roi des Juifs (Jn. 19 : 14). Le message que les églises doivent prêcher est «voici l’Epoux». C’est le cri de minuit de Matthieu 25 :6. C’est Yéhoshoua Mashiah seul qui doit être présenté, annoncé et enseigné (1 Co.2 :1-2 ; 15 :1-11 ; 2 Co. 4 :5).

La lettre signifie aussi louange. Après avoir expérimenté la puissance d’Élohîm (la lettre Youd), on exprime notre reconnaissance par la louange.

c) Wav
Wav ו est la sixième lettre de l’alphabet hébraïque. Elle signifie «clou», «crochet» ou «hameçon». En hébreu, cette lettre sert de conjonction de coordination. Elle représente également tout ce qui réunit les choses entre elles.

Le Nom de Yéhoshoua est le nom qui rassemble les hommes aussi différents qu’ils puissent être les uns des autres (Mt. 18 : 18-20 ; Ga. 3 : 28). Il est à noter que Wav est traduite par «crochet» en Exode 26 : 32 et 37 ; 27 : 10-17 ; 36 : 36-38 ; 38 : 10-19 et 38. Le Seigneur disait à Pierre qu’il allait faire de lui un pêcheur d’hommes (Lu. 5 :10).

Avec le Nom de Yéhoshoua , les pécheurs sanctifiés sont attachés, accrochés à l’Evangile. Avec la lettre Wav, nous sommes liés tels des sarments à la vigne (Jn. 15 : 1-10).

d) Hé
Hé ה est la cinquième lettre de l’alphabet hébraïque. Elle est utilisée une deuxième fois afin de rappeler aux hommes l’importance qu’Élohîm accorde à la louange.

Le Seigneur disait aux enfants d’Israël: «Je suis YHWH, c’est là mon Nom ; et je ne donnerai pas ma gloire à un autre, ni ma louange aux images taillées.» (Esaïe 42 : 8)

Le tétragramme YHWH est le nom divin le plus fréquemment employé avec plus de 6 500 occurrences dans le Tanakh. Bien que le sens exact de YHWH soit controversé, on le rattache ordinairement à la racine HWH, devenue HYH ou Hayah (« Je suis » en hébreu). Il s’agit de la racine du nom d’Élohîm qui a été révélé à Moïse en Exode 3 : 14 : «JE SUIS QUI JE SUIS». Egalement traduit par « celui qui existe par lui-même », le saint tétragramme peut être directement associé à la notion exprimée en Apocalypse 1:8 : «Celui qui était, qui est et qui sera».

Considérant le nom d’Élohîm éminemment saint, et voulant éviter de le prononcer en vain (Ex. 3 : 14 ; Lé. 24 : 16), les Juifs ont cessé de prononcer le tétragramme bien avant l’avènement du christianisme. Par la suite, dans le cadre d’un travail de vocalisation et de ponctuation qui a eu lieu du Vème au Xème siècle, les Massorètes, des savants juifs, ont placé sous les consonnes du tétragramme YHWH les voyelles du titre Adonaï (« Seigneur »). Contrairement à ce que beaucoup pensent, leur intention n’était pas de dire que le Nom de Dieu est Jehovah, mais tout simplement que le lecteur devait prononcer Adonaï et non YHWH lorsqu’il voyait le tétragramme. Notons que le tétragramme est absent de la majorité des versions françaises de la Bible. Pierre-Robert Olivetan (1506-1538), qui fut le premier à traduire la Bible française sur la base des textes originaux hébreux et grecs (1535), traduisit YHWH par l’«Éternel», pensant ainsi avoir trouvé le sens le plus proche de ce Nom ineffable. Dans nos éditions, le tétragramme a été rendu par YHWH, prononciation la plus probable et la plus répandue du nom de Dieu. Comme expliqué plus haut, le nom révèle l’identité et parfois la mission de celui qui le porte. Or tout au long du Tanakh (première alliance), plusieurs Noms composés de YHWH révèlent comment Dieu répondait aux besoins des hommes. Ces noms ont été pleinement manifestés en Mashiah et confirment que Yéhoshoua est YHWH.

(Texte d’un frère en Christ)

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